Jade LEVREL
Spécialisée en gestion du stress post traumatique, hypnothérapeute et sophrologue à Amiens
 

Jade LEVREL, thérapie spécialisée spécialiste stress post-traumatique à Amiens

Jade LEVREL
Spécialisée en gestion du stress post traumatique, hypnothérapeute et sophrologue à Amiens

La souffrance des hommes quant à reconstruire une vie sexuelle après avoir vécu une vie conjugale où les relations intimes ont fini par être inexistantes.


La souffrance

Il y a parfois des sujets tabous, non seulement parce qu’ils ont trait à la sexualité mais également parce qu’ils concernent les hommes lorsqu’ils sont atteints dans leur représentation virile.

  Ainsi, aujourd’hui se présentent parfois en consultations des hommes qui ont eu une vie conjugale qui s’est étiolée avec le temps au point que les relations sexuelles dans le couple se sont espacées jusqu’à devenir inexistantes.

    Cette absence de relations intimes peut être parfois un choix partagé par le couple pour diverses raisons (arrivée d’un enfant, maladie,…) Là n’est pas l’objet de cet article. Je souhaite mettre en lumière la situation de ces hommes qui vivent la décision unilatérale de leurs conjointes de ne plus avoir de relations sexuelles.

    Généralement, cette absence de relations intimes dans le couple n’arrive pas comme une ukase mais s’installe peu à peu : des rapports sexuels qui deviennent de moins en moins fréquents au point de disparaître au bout de quelques semaines ou quelques mois. Parallèlement, le plus souvent, s’ajoute à cette situation une communication imparfaite au sein du couple sur ce sujet. Aux interrogations de l’homme, la conjointe répond par des arguments qu’elle considère comme justifiant de son absence de désir (quelques soucis de santé, être préoccupée par des problèmes professionnels, le devenir des enfants,…) Rarement, le propos visera l’homme comme étant la cause de cette situation ; au contraire, il lui sera souvent répondu : « non ce n’est pas toi le problème, c’est moi….mais ça va passer… »

     Avec le temps, par le non-retour à des pratiques d’une sexualité au sein du couple, ce dernier fini par s’assécher jusqu’à disparaître dans une séparation ou, pour le moins, l’investissement dans une relation extra-conjugale pour l’homme.

   Or, la permanence de cette absence de relations sexuelles au sein du couple n’est pas neutre et demeure souvent la cause d’un trauma pour l’homme, trauma qu’il appartient de soigner pour lui permettre de recouvrer une sexualité partagée.

    Pendant la vie de couple sans relation sexuelle et en l’absence concomitante d’une relation extra conjugale, peu à peu l’homme va finir par se détourner de sa conjointe. En effet, à force d’affronter des refus, il va développer dans un premier temps une envie de « reconquête » qui passera par des gestes ou des actions visant à satisfaire sa conjointe autrement que par une relation sexuelle (par ex. un week-end romantique, lui offrir une journée de soins esthétiques dans un institut, projeter un voyage…) Toutefois, las de ces invitations sans effet, il finira par se détourner de son couple et fera le deuil de sa sexualité de couple, avec une sorte d’état mélancolique ne lui permettant pas de suite d’investir dans une nouvelle relation ou une relation hors couple.

    Généralement, ces hommes vont assouvir leur désir en pratiquant la masturbation notamment en visionnant des supports numériques à caractère pornographiques. Si cet acte de sexualité ne pose aucun problème chez un sujet qui vit par ailleurs une sexualité partagée avec autrui, la récurrence de cette pratique chez une personne en situation de « trauma » peut avoir des effets psychologiques qui vont venir perturber le retour à une sexualité de couple.

    En effet, des consultants rapportent l’épreuve qu’ils ont à « revenir » dans un rapport sexuel avec une femme, rencontrant le plus souvent des difficultés à connaître une érection ou bien encore, à maintenir une érection prolongée et aussi, assez souvent, l’impossibilité de connaître un orgasme.

    Dans le silence de cette intimité, ce que d’aucuns parlent de panne sexuelle génère une importante frustration pour l’homme. Parce que celui-ci ressent du désir pour celle avec laquelle il se trouve mais n’arrive pas à la traduire corporellement, notamment au travers des « attributs de sa virilité ».

    Si la personne avec laquelle il se trouve sait trouver les mots pour apaiser cette frustration qui sait également se transformer en tristesse profonde, faut-il encore que ce couple comprenne qu’il ne s’agit en rien d’un trouble physiologique (« panne sexuelle ») mais bien d’un traumatisme : l’absence de relations intimes sur une longue période remplacées par une pratique régulière de la masturbation a pu modifier « le chemin qui mène au plaisir » (par cette seule pratique et non le coït entre l’homme et la femme)

    La démarche du thérapeute dans pareille situation peut s’envisager sur deux axes vis-à-vis du consultant  et relève de deux spécialités, d’un côté un travail de sophrologie et/ou d’hypnothérapie associé aux conseils et suivi d’un sexologue. Ainsi le consultant pourra comprendre les raisons qui ont fondé sa pratique régulière de la masturbation (pourquoi en est-il arrivé là) et un travail sera fait aussi pour lui permettre de se « déculpabiliser ». Le second angle de la prise en charge par le sexologue sera axé sur le retour à une pratique sexuelle partagée. C’est-à-dire qu’il appartiendra au thérapeute d’accompagner le consultant dans certaines étapes qui vont lui permettre de revenir à une sexualité épanouie au sein d’un couple avec quelques exercices à mettre en pratique. Sa conjointe pourra être associée à cette thérapie.

    Ce sujet désigné comme « tabou » en introduction de cet article ne doit pas rester ignoré. Alors que la condition des femmes au sein du couple demeure une cause majeure, notamment sur le champ des violences que nombre d’entre elles subissent, l’évocation des traumas ici décrits et vécus par ces hommes sont d’autant plus difficiles à être révélés par ces derniers auprès de thérapeutes, craignant d’apparaître comme des « obsédés » voire « voulant imposer des relations sexuelles forcées à leur conjointe » Puisse cet article éclairer le lecteur sur ces situations douloureuses trop souvent enfouies.

Jade Levrel

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(Tous droits réservés, Jade Levrel )


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